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Géographique & Quand partir
Lové sur la côte orientale africaine, ses côtes baignées par les eaux de l’océan indien le Mozambique est une vaste mosaïque de paysages et d’écosystèmes. Ses 2000 km de littoral ourlés de récifs coralliens sont ponctués de plages paradisiaques et à l’intérieur de cet écrin bordé par la Tanzanie, le Malawi, la Tanzanie, le Zimbabwe ou encore l’Afrique du Sud, de vastes savanes entrecoupées de fleuves succèdent aux paysages de montagne, aux forêts sans oublier le lac Malawi, l’un des plus profonds du monde et d’une beauté époustouflante.
Situé dans la zone tropicale, son climat se caractérise par des températures chaudes et des pluies fréquentes de novembre à mars.
A meilleure saison pour découvrir le Mozambique s’étend de mai à mi octobre, durant la saison sèche.
Abritant une incroyable biodiversité terrestre et marine, le Mozambique, préservé du tourisme de masse, est un paradis pour les amateurs de nature. Fort de ce patrimoine, le pays a classé 15% de sa surface en aires protégées comprenant six parcs nationaux et six réserves sans oublier une dizaine d’autres réserves dites de chasse. On y rencontre tout à la fois la grande faune des savanes tels éléphants, rhinocéros noirs, hippopotames, lions ainsi qu’une ribambelle de gazelles, zèbres, impalas, oiseaux et autres, mais également, si vous plongez sous la surface turquoise des eaux de l’océan indien, votre chemin pourra croiser celui des rares dugongs, mais aussi des requins sans oublier les magnifiques coraux et tous leurs habitants bariolés.
Le parc national de Bazaruto fut créé en 1091 dans le but de protéger les tortues marines et les étonnants mammifères marins que sont les dugongs également appelés vaches des mers. Cousins très proches des lamantins, ces créatures des eaux peu profondes, habitant souvent les estuaires ou les mangroves sont aujourd’hui menacées par la destruction de leur habitat.
Mais ici, dans ce parc marin, vous aurez toutes les chances de croiser au détour d’un coup de palme l’un d’entre eux, occupé à brouter les herbiers sous-marin ainsi que des dauphins et bien d’autres espèces. Revenus à terre, des crabes violonistes vous guideront sur les plages de sable ivoire entre cocotiers et envolées d’oiseaux marins. Autre parc marin couplé d’une portion terrestre, Quirimba qui outre ses eaux turquoise de carte postale abrite également une forêt sèche particulièrement riche et une mangrove. Cette forêt amphibie sert de refuge à de multiples espèces de poissons, de crustacées ou encore d’oiseaux.
Quant à sa voisine terrestre et sèche, son sol est foulé par des éléphants qui y ont leurs routes migratoires mais aussi par des buffles, des lions, des léopards et les rares lycaons.
A l’extrême sud de la célèbre vallée du rift, le parc national de Gorongosa ainsi dénommé en raison du mont éponyme culminant à 1860 mètres.
Plateaux, chutes d’eau, savanes, collines boisées, sa grande diversité de paysages abrite une multitude d’espèces animales et végétales qui n’ont rien à envier aux plus célèbres parcs d’Afrique de l’est et en font l’une des plus importantes zones de conservation du pays.
Si le grand naturaliste Charles Darwin s’était rendu au Mozambique, sur le lac Malawi, en lieu et place des Galapagos, nul doute qu’il aurait été autant subjugué par l’incroyable diversité faunistique et que les conclusions qu’il aurait tiré de ses observations auraient également abouti l’élaboration de sa célèbre théorie de l’évolution.
Car cette étendue d’eau douce aux proportions marines - neuvième dans le monde par sa surface - et d’une profondeur abyssale abrite un trésor recouvert d’écailles : Sur le millier d’espèces de poissons, 350 sont des cichlidés, dénommés ici mbuna, dont 345 sont endémiques au lac, c’est-à-dire qu’ils ne vivent qu’ici et nulle part ailleurs (soit 30% de tous les cichlides mondiaux).
Ceci s’explique par leur évolution en vase clos dans ce vaste lac et on compare ces poissons aux pinsons de Darwin dont l’histoire évolutive est similaire. Découvert pour la première fois par les Portugais au début du 17ème siècle, c’est David Livingstone – je présume… - qui en fit les première explorations en 1859.
Les paysages accidentés de la vallée du rift dans lequel s’enchâsse le lac aux eaux cristallines sont d’une beauté exceptionnelle et préservés de l’influence humaine souvent trop dévastratrice.
Autre détour non dénué d’intérêt, le tourbillonnant voyage dans le temps qui vous attend lorsque vous pénétrez la réserve de Chongoni. Ici, au cœur d’un massif de collines boisées, les chasseurs cueilleurs BaTwa et les ancêtres des agriculteurs Chewa ont pratiqué sur les roches et les cavités de granit un art rupestre foisonnant et de toute beauté.
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