C’est au détour d’un chemin poussiéreux, aux portes du village de Mukuni, que j’ai découvert l’un des projets les plus inspirants de ma visite à Livingstone : la Mukuni Community Farm.
Derrière les modestes clôtures se déploie une ferme vivante, colorée, rayonnante. J’y ai rencontré des hommes et des femmes passionnés, en bottes et mains dans la terre, fiers de montrer leurs rangées de légumes bio, leur poulailler, et les semis de la future forêt nourricière.
Ici, tout est pensé pour durer. Les agriculteurs apprennent à créer leur propre compost, à faire tourner les cultures, à élever des poules sans antibiotiques. On parle de fertilisants naturels, de champignons, d’irrigation raisonnée. Et surtout, on parle de transmission : grâce aux formations offertes, des dizaines de villageois acquièrent un vrai savoir-faire, source de revenus et de dignité.
Ce jour-là, j’ai vu bien plus qu’une ferme. J’ai vu un modèle. Une réponse concrète aux défis du développement rural. Et j’ai compris que derrière chaque salade vendue à un lodge voisin, il y avait une victoire silencieuse : celle d’une communauté qui reprend en main son avenir, à la force de ses mains… et de sa terre.