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Etendues Sauvages

par Nathalie H.

Ma rencontre avec les gorilles

Nous avons commencé à crapahuter dans la jungle après le lever du soleil. La forêt était trempée, la pente raide et le terrain glissant. 

Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour qu’on se prennent pour des primatologues en herbe. Et c’était merveilleux. Très vite, au bout d’une heure de marche, nous sommes tombés nez à nez avec un « black silver » qui descendait d’un arbre, à cinq mètres de nous. 

Il a comme surgi au détour d’un chemin, sans crier gare et très placide. Nous étions complètement surexcités… lui tout à fait indifférent.
Il nous a regardé un bref instant. Puis, il a tourné le dos et s’est enfoncé dans la forêt.

Nous l’avons suivi doucement et, petit à petit, la famille gorille entière est apparue. D’abord le jeune mâle – « Happy » de son petit nom - en plein festin de feuilles.

Je ne saurais dire s’il est heureux, mais il a l’air particulièrement zen et tranquille, la tête dans les feuilles, concentré et absolument insensible à notre présence. Les deux petits (deux ou trois ans) se montrent plus curieux.

Ils sont si prêts qu’il nous est possible de distinguer les plis de leurs visages, l’étonnement ou malice dans leurs yeux. Peu de temps après, une maman gorille s’approche de nous avec son tout petit bébé dans les bras. La scène ressemble à une présentation tout à fait officielle, tant la mère nous fixe dignement. On en reste comme pantois, légèrement perplexe et ne sachant que répondre.

Il naît une sensation tout à la fois étrange et merveilleuse de ces rencontres. Comme si le calme et la douceur de vivre au sein du groupe de gorilles interrogeait les excès, les colères et l’agitation de notre chère espère humaine.

Bien sûr, cette scène restera dans ma mémoire pour toujours. Mais cette phrase sonne comme une terrible banalité, tant la rencontre avec les gorilles touche à notre intimité, à notre sensibilité, à notre humanité.


Le long de la rivière Ishasha
Ishasha, c’est un petit bout excentré du parc national Queen Elizabeth, à quelque trois heures de piste du « hotspot » touristique du parc – à savoir le canal qui relie le lac Albert du lac George. 
Mais le détour vaut largement la peine. Ici, il y a encore moins de touristes qu’à Murchison. 
C’est une savane comme on les rêve, préservée des 4x4, loin de tout. Ici, les animaux se méritent. Et les célèbres « climbing lions » - l’attraction du parc – ne sont pas forcément au rendez-vous. 
Ils nous ont échappés lors du safari. Nous avions beau guetter tous les arbres, nous taire, croiser les doigts, revenir sur nos traces : rien n’y faisait, nous n’avons pas vu les lions dans les figuiers sycomores. 
Je dois dire que j’ai apprécié qu’ils se dérobent, j’avais presque envie de remercier ces lions invisibles. Parce que ne pas les voir, c’était simplement le signe d’une nature authentiquement sauvage. 
J’ai aimé cette savane sèche et rude, avec ses arbres vides. D’autant qu’elle nous a réservé quelques bonheurs inoubliables. D’abord il y a eu la harde d’éléphants. Un petit groupe de pachydermes a commencé par surgir derrière un buisson. D’autres ont suivi, déboulant d’on ne sait où, puis d’autres encore. 
Au final, la troupe devait bien comprendre cinquante têtes. Les éléphants avançaient sans bruit, dodelinant au ralenti, secouant les oreilles pour créer de l’air frais. Ils se sont petit à petit approchés. La matriarche a fini par barrir pour nous indiquer qu’il était temps de déguerpir. Nous nous sommes exécutés, heureux de cette vision. 
Nous avons vu aussi vu de mémorables combats d’hippopotames sur la rivière Ishasha. Le Congo était juste en face, nous étions seuls au monde, au cœur de l’Afrique. Ce fut la plus belle des consolations : nous en avons complètement oublié les lions arboricoles !

Dating with the chimps
Avis aux amoureux des primates, aux fans de Jane Goodall, à ceux qui fantasment en regardant les prouesses des chimpanzés dans des documentaires animaliers ! 

Une plongée dans la forêt tropicale de Kibale s’impose. En tous cas, elle restera pour moi un souvenir bien ancré, que j’aime réactiver pour me mettre de bonne humeur les jours de grisaille parisienne. 

Nous sommes partis de bon matin, sur le coup des cinq heures. Nous avions rendez-vous avec nos proches cousins, nos camarades les chimpanzés. « C’est comme un « date » amoureux ! Je suis impatient, mais j’ai un peu peur qu’ils me posent un lapin», a décrété l’un des membres de notre petit groupe. Mais ouf ! 

Les chimpanzés étaient bel et bien au rendez-vous. Après une demi-heure de marche (assez facile), le guide a vu les premières traces. Puis, la forêt a retenti. Un premier cri, suivi d’un deuxième, d’un troisième, puis d’un chœur tout entier, le tout dans un crescendo incroyable. Le son semblait rebondir d’un arbre à l’autre. Nous avons levé la tête : ils étaient tous là, à cinquante mètres au-dessus de nos têtes, nichés en haut des figuiers. Une vingtaine de primates se régalaient des fruits, juteux à souhait en ce début de saison des pluies. Certes, il a fallu s’armer de jumelles et de téléobjectifs puissants pour observer les « chimps » en plein festin. Mais le jeu en valait vraiment la chandelle. De véritables scènes de famille se jouaient sous nos yeux. 

Entre deux figues, les chimpanzés se papouillaient, se chamaillaient, se poursuivaient. Les mâles entreprenaient les femelles qui, bien qu’en chaleur, poussaient des cris effarouchés. Un petit se faisait enguirlander par sa mère… il s’est réfugié au loin pour bouder ! Je n’en croyais pas mes yeux. Je n’aurais pas été surprise qu’il pique une crise comme un petit être bien humain. En repartant, je me suis dit qu’un jour je reviendrais ici, sous les grands figuiers et dans la forêt humide.

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