Les ruines du Grand Zimbabwe sont les restes d'une cité, qui, fut un temps, était la capitale du royaume du Zimbabwe et la plus grande structure au sud du Sahara, d'une superficie de 7 à 8 km². Elle fut bâtie par les Shona, les ancêtres de la majeure partie des actuels Zimbabwéens.
Les ruines comportent trois zones distinctes : la colline, où vivait le roi, l'enceinte, où vivait l'épouse principale de celui-ci, et la ville en tant que telle, où vivaient entre 18 000 et 20 000 habitants à l'apogée de la cité, où vivaient notamment les femmes du roi (qui pouvaient être jusqu'à 200). La colline est une masse de granite, où devait se trouver la résidence du souverain et des montants de stéatite probablement utilisés à des fins religieuses. La vallée est composée de constructions ressemblantes et présentant des traces d'activités pastorales et agricoles. Enfin, l'enceinte est l'édifice le plus impressionnant : elle est faite d'un mur de pierre de 10 mètres de haut et de 5 mètres de large à certains endroits, créant un cercle de 89 mètres de diamètre et de 244 mètres de long. S'y trouvent des monolithes, des tourelles et une mystérieuse tour conique.
La cité a commencé à être construite au XIème siècle, et est devenue un centre de négoce de bétail, d'or et d'ivoire majeur. À son apogée aux XIIIème et XIVème siècle, elle était la ville la plus grande du sud de l'Afrique, avant d'être désertée au XVème siècle, pour une raison toujours inconnue, même si l'hypothèse de maladies combinées à de la surpopulation et des discordes politiques prime. Les Portugais y arrivèrent un siècle après, ayant entendu des rumeurs d'une cité d'or, qu'ils trouvèrent en ruines.
Pour saisir et comprendre la signification historique et l'importance du lieu, une visite guidée est recommandée. Le site présente également un musée, contenant des artefacts et des outils trouvés sur les lieux.