En octobre, la lumière à Dar Ahlam devient presque irréelle. Chaque fin de journée, le soleil glisse lentement derrière les montagnes de l’Atlas, et tout se teinte de rouge, d’ocre et d’or. C’est une lumière douce, enveloppante, qui caresse les murs en pisé, souligne chaque relief de la palmeraie et fait scintiller les grenades mûres encore accrochées aux arbres.
On s’installe en silence sur la terrasse, un verre à la main, le regard perdu dans l’horizon. Le temps ralentit, les couleurs changent à vue d’œil, comme un tableau vivant. Les photographes le savent : c’est la plus belle lumière de l’année. Mais nul besoin d’un appareil pour en sentir la magie.
Cette lumière-là ne s’explique pas. Elle se ressent, elle réchauffe. Elle rend tout plus intense, plus beau, plus vrai. À Dar Ahlam, en octobre, on comprend que la lumière peut être une émotion.