En fin d’après-midi, notre skipper est venu nous chercher sur la plage. Pieds nus, sourire franc, il nous a invités à monter à bord de son dhow traditionnel, voilier de bois à la voile triangulaire. Le bateau a doucement glissé sur la baie turquoise, comme porté par le souffle chaud de l’océan.
Autour de nous, Benguerra se révélait sous un nouveau jour, plus lent, plus intime. La lumière dorée caressait les vagues, les silhouettes des îles se découpaient dans un ciel changeant. Le bleu devenait rose, puis lavande, puis or.
Assis à l’avant, nous avons regardé le soleil plonger dans l’eau, avalé lentement par l’horizon. Le clapotis discret, le froissement de la voile… tout était calme, presque sacré.
Juste le bruit du vent, et cette impression rare d’être exactement à notre place, au bon moment.