Un matin de mai, début de la saison sèche à Madagascar.
Ciel dégagé, soleil bas... Je randonne dans le dédale minéral et irréel des tsingy gris de l’Ankarana. La lumière accentue chaque arête, chaque découpe de cette dentelle de pierre née de millions d’années d’érosion. Entre les failles, pachypodiums épineux, euphorbes noueux et baobabs nains résistent à cet univers de pierre. La vie s'invite partout et chaque plante apparaît d’autant plus précieuse.
Le sentier évolue aussi bien au cœur de la roche qu'en partie aérienne, via des passerelles qui s'avancent dans le vide. Sous les planches de ces ponts suspendus, crevasses et canyons impressionnent par leur étroitesse et la fraîcheur qui s'en dégage.
Plus loin, depuis le point culminant, à 206 mètres d'altitude, le panorama est superbe sur les Tsingy et, par temps clair, on peut même apercevoir les bleus du canal du Mozambique.