Dans l’archipel de Bazaruto, le temps semblait s’être figé. Le bateau glissait doucement sur une mer turquoise, jusqu’à s’immobiliser face à Pansy Island : une île déserte, immaculée, posée comme un mirage sur l’eau. Silence total. Le monde, quelque part très loin derrière.
Sur l’île, des milliers de petits crabes couraient sur le sable, disparaissant dans des trous minuscules à notre approche. L’île semblait respirer, vivante dans sa solitude. Aucun bruit, sauf celui des vagues légères et du vent chaud.
Sur le sable encore vierge, on a ri, couru, laissé des traces. Des dessins, des cœurs, des prénoms tracés du bout des doigts... gestes simples, fugaces, mais chargés d’émotion.
De retour à bord, une table dressée sous une toile légère ondulait au vent. Salades fraiches et colorées, poissons frais marinés, fruits exotiques, le tout présenté dans de jolis bocaux en verre. Tout avait le goût du soleil, de la mer, et du moment parfait.
Nous étions seuls face à l’île, lumière dorée sur les flots, regards partagés sans un mot.
Pas un bateau à l’horizon, pas une empreinte sur le sable. Loin de tout, mais proches de l’essentiel.