La cité perdue des Incas ! C'est ce qui attira Hiram Bingham à Cuzco, en 1911. Sous l'égide de l'université Yale et de la National Geographic Society, l'archéologue américain tente de reconstituer le chemin parcouru par Manco Capac. Il remonte la vallée de l'Urubamba avec ses mules et son matériel. Les Péruviens qu'il rencontre évoquent des ruines, citent des noms, jamais les mêmes : Vilcabamba, Choqueqirao, Viticos... Bingham n'a jamais identifié le mythique refuge du dernier Inca ni déniché ses trésors secrets. Mais il a exhumé de la forêt vierge, à 2 700 mètres d'altitude, cette huitième merveille du monde qu'est le Machu Picchu.
La cité sacrée de Machu Picchu se rejoint aujourd'hui en train ou, pour les plus aventureux, par le chemin de l’Inca.
Lorsque vous entrez dans le "sanctuaire" (comme les locaux s'y réfèrent), le soleil du matin se lève sur l'emblématique porte du Soleil et embellit les structures et les terrasses avec une lumière resplendissante. L'autre option est de visiter le site l'après midi, moins fréquenté. Quelque soit votre choix, préparez-vous à être impressionné par l'architecture imposante et habile de la tour de garde, par le Temple du Soleil et les résidences royales incas. Pablo Neruda, le célèbre poète chilien a su mieux que quiconque mettre des mots magnifiques sur cette émotion : « Machu Picchu est un voyage à la sérénité de l’âme, à la fusion éternelle avec le cosmos, là-bas nous sentons notre propre fragilité. C’est une des plus grandes merveilles d’Amérique du Sud. Un havre de papillons à l’épicentre du grand cercle de la vie. Un miracle de plus. ».