Si les aurores boréales illuminent le ciel en hiver, le soleil de minuit, appelé aussi jour polaire, est en revanche un phénomène naturel qui a lieu au nord du cercle polaire arctique pendant l'été. Pourquoi cette particularité ? Car la Terre tourne autour d’un axe incliné par rapport au Soleil et, durant les mois estivaux, le pôle Nord est orienté vers lui. La durée de cette période de clarté augmente avec la latitude : elle atteint son minimum, un seul jour, au niveau du cercle polaire (66°), et son maximum, six mois, au pôle Nord (90°).
C'est donc un phénomène que l'on peut vivre, plus ou moins intensément, dans le Grand Nord du Canada, en Alaska, au Groenland, au Spitzberg et en Laponie. L'archipel du Svalbard est l'un des endroits où le jour polaire est le plus long, puisque le soleil ne s'y couche pas de la fin avril à la fin août.
Aux latitudes situées quelques degrés en dessous du cercle polaire (jusqu'à environ 60°), comme par exemple en Islande, un autre phénomène se produit aux alentours du solstice d’été. Il s’agit de la nuit blanche, c’est-à-dire une nuit où le Soleil, bien que couché, ne descend pas suffisamment sous l’horizon pour permettre à la nuit de devenir totalement noire.
Ce phénomène naturel vous fera perdre vos repères et perturbera très certainement votre horloge biologique : au-delà de la difficulté à dormir avec la lumière, une certaine euphorie peut être constatée, et moins d'heures de sommeil nécessaires. Profitez de ce temps gagné pour aller découvrir les environs et prendre quelques clichés de la nuit ensoleillée.