À 7 h tapantes, on part. Petits groupes, bottes crottées, brume sur la forêt. Direction : les singes dorés.
On grimpe à travers les bambous, à la base du volcan. Ça bruisse, ça saute, ça crie dans les feuillages. Et soudain, ils sont là. Une boule de poils dorés bondit d’une branche à l’autre. Une autre suit, plus petite, puis on en voit des dizaines. Ils nous ignorent presque, habitués à nos visites, mais jamais apprivoisés.
L’observation des singes dorés est très différente d’un trekking gorilles : ces petits primates réagissent et interagissent de manière distincte, car ils adorent jouer à cache-cache ou sauter de branche en branche au dessus de ceux qui viennent les voir.
C'est une espèce endémique au parc des volcans, uniquement présents dans la Zone de Préservation du parc national des Virunga.
Deux clans ont été habitués à la présence humaine : le clan Kabatwa vit à proximité du camp de base du parc et le clan Musanga, beaucoup plus éloigné, réside près du volcan Karisimbi.
On rit, on chuchote. Le guide nous rappelle la règle : une heure, pas plus.
Des acrobaties dans les arbres, des yeux malicieux, une énergie folle ! Une occasion supplémentaire de faire d’excellentes photos, si vous réussissez à cadrer votre appareil avant leur prochain bond.